L’ORIBUS N°92 – janvier 2015

Au sommaire :

1947-1951. Rendez à César… les « procès des kermesses », Dominique Delaunay
Les délégations lavalloises aux expositions universelles, Michel Gaignard
Des talents venus de l’Est, Jean-Pierre Diehl
L’affaire Toutain,une comptabilité occulte au XIXe siècle, Hélène Lindner-Bonnin
Les 1er mai mayennais après la Grande Guerre, Christophe Tropeau
Enseigner la Grande guerre, Jean Steunou

En résumé :

1947-1951. Rendez à César… les « procès des kermesses », Dominique Delaunay
L’immédiat après-guerre fut une période de disette pour l’enseignement libre, du fait de l’abrogation des lois de Vichy le concernant. Aussi les curés et les parents d’élèves se mobilisèrent pour monter des séances récréatives, ou théâtrales. Ils se heurtèrent, dès 1945, à l’administration des contributions indirectes qui entendait taxer ces spectacles. Un mouvement de résistance d’ampleur régionale se développa.

Les délégations lavalloises aux expositions universelles, Michel Gaignard
22 expositions universelles, manifestations de la modernité, eurent lieu dans des grandes villes américaines et européennes de 1850 à 1900. Des délégations ouvrières partent de Laval montrer leur savoir-faire, mais ces voyages ne sont pas organisés sans contrepartie, il leur faut rédiger des rapports très précis.

Des talents venus de l’Est, Jean-Pierre Diehl
Une poignée d’Alsaciens, des Suisses et quelques autres, venus de l’Est trouvèrent à s’employer en Mayenne au XIXe siècle. Venus individuellement pour certains comme les militaires, ou en groupes comme les pâtissiers des Grisons, les horlogers de la Forêt Noire ou les brasseurs rhénans, ils exerçaient des métiers qualifiés. Immigrés en Mayenne, ils y ont fondé l’Eglise réformée.

L’affaire Toutain,une comptabilité occulte au XIXe siècle, Hélène Lindner-Bonnin
Les affaires financières ne datent pas d’aujourd’hui. Laval en a connu une au XIXe siècle, l’affaire Toutain.

Les 1er mai mayennais après la Grande Guerre, Christophe Tropeau
Consacrée aux revendications ouvrières, la fête du Premier mai s’impose à travers le monde à la fin du XIXe siècle. Une convention internationale définit, en 1919, le principe d’une journée de travail de 8 heures. L’auteur analyse l’attitude des Mayennais à l’égard du Premier mai, avant que 1936 n’ouvre une nouvelle page de l’histoire des travailleurs.

Enseigner la Grande guerre, Jean Steunou
La Grande guerre terminée, très vite, le problème de l’enseigner s’est posé pour l’Education nationale. Au fil du temps et des références idéologiques des enseignants, cette initiation a évolué. La vision strictement patriotique a reculé au profit d’une approche plus historique.