L’ORIBUS N°88 – Décembre 2013

1760-1860 LAVAL ET LES ROUTES DU FUTUR

Les ingénieurs des Ponts et Chaussées chargés de renforcer le réseau routier pour aller le plus vite possible d’une grande ville à l’autre et d’unifier le réseau des voies d’eau capable d’accélérer le développement économique, trouvent à Laval de quoi mettre en application les théories et les plans conçus dans les dernières années de l’Ancien Régime.
Il faut à la ville une grande traverse rectiligne ce qui suppose un nouveau pont et une restructuration complète du cours de la Mayenne et de ses abords. Il faut aussi que la rivière soit aisément navigable de manière à avoir sa place dans une sorte de vaste maillage fluvial entre la Manche et l’Atlantique, voire la Méditerranée. Dans le même temps arrive un moyen de communication qui bouleverse complètement les transports : le chemin de fer !

Les travaux routiers, fluviaux et ferroviaires, conduits le plus souvent en parallèle, font du chef-lieu de la Mayenne un chantier permanent pendant une grande partie du XIXe siècle. Il en sort une ville nouvelle, une ville « moderne » apte à grandir.

Aujourd’hui où nous nous préoccupons de la construction d’autoroutes et de voies plus rapides encore pour le TGV nous regardons avec intérêt ce siècle étonnant dont les réalisations préparent les aménagements d’aujourd’hui.

Jocelyne Dloussky