L’ORIBUS N°85 – novembre 2012

À la fin de l’année 2009, Jean-Pierre Diehl adresse à la rédaction de L’Oribus « Une brève histoire des Filatures de Laval » : 150 ans d’une aventure industrielle qui a concerné des milliers de personnes, a modelé un quartier de Laval, celui de Bootz. Ce pan de l’histoire de l’industrie se confond avec l’histoire de sa famille, des protestants d’origine alsacienne.

Dans les premières décennies du XIXe siècle, à la lisière de la ville, des filatures s’installent sur la rive gauche de la Mayenne, près de la rivière dont les machines utilisent la force du courant. Ces filatures reprennent ainsi la vieille tradition textile de Laval. Il ne s’agit plus de lin, comme au XVIIIe siècle mais de coton, de plus on est entré dans l’ère des machines. A la même époque d’autres usines traitant le coton s’installent d’ailleurs à Laval, par exemple, vers Avesnières, où l’activité textile perdure aujourd’hui encore. Pour tous ces patrons il s’agit de s’adapter au machinisme qui bouleverse les conditions de production du fil et du tissu mais aussi de suivre la révolution énergétique en cours.

Après des débuts compliqués, un « modèle social » comme on dirait aujourd’hui, s’épanouit au début du XXe siècle lorsque René Diehl, le grand-père de l’auteur, est aux commandes ; le patron habite dans l’usine, des logements pour les ouvriers, une crèche, sortent de terre. L’épouse du patron s’occupe de l’école d’apprentissage : en effet, l’usine emploie surtout des femmes. Sur cette période Jean-Pierre Diehl peut livrer un témoignage personnel, ce qui fait toute l’originalité de son texte. Mais il s’intéresse aussi À la fin de l’année 2009, Jean-Pierre Diehl adresse à la rédaction de L’Oribus « Une brève histoire des Filatures de Laval » : 150 ans d’une aventure industrielle qui a concerné des milliers de personnes, a modelé un quartier de Laval, celui de Bootz. Ce pan de l’histoire de l’industrie se confond avec l’histoire de sa famille, des protestants d’origine alsacienne.

Après la Seconde Guerre mondiale, les difficultés s’accumulent pour les Filatures qui disparaissent en 1977.

Aujourd’hui, que reste-t-il ? Bien peu de chose : des traces diffuses dans le quartier de Bootz, des archives, des photos et la mémoire de ceux qui y ont travaillé. C’est pourquoi nous sommes heureux de pouvoir diffuser ce texte.

Pour situer le contexte géographique et économique, Jocelyne Dloussky et Jean Steunou apportent leur contribution.

Pour terminer qu’il nous soit permis de lancer un appel. Nous espérons qu’en écho à ce numéro de L’Oribus, d’autres témoignages nous parviendront.

Catherine Le Guen