L’ORIBUS N°82 – septembre 2011

Abandon de poste :
Il n’y a rien de plus chaud qu’un homme de garde
 » Bernard Sonneck »

Un homme de garde est évidemment censé rester à son poste quelles que soient les tentations de le quitter. Mais un homme de garde reste un homme et quand une jolie femme passe, il est parfois bien difficile de résister. Le canonnier P. ayant succombé, apprend à ses dépens ce qu’il encourt d’abandonner sa faction Les journalistes ne se privent pas d’en rire.

L’affaire Julien Heuveline:
un notaire mayennais dans la «tourmente» (1804-1809)
 » David Audibert »

Julien Heuveline, marchand à l’origine, devient notaire peu avant la Révolution. Formé probablement « sur le tas », il n’en exerce pas moins sa profession avec succès puisque son étude goronnaise enregistre quelque 300 actes par an vers 1800. Mais une sombre affaire de testament gâche ce bel itinéraire. Le notaire Heuveline est soupçonné de faux en écriture.

La Bouillotte 1732-1735
« Jocelyne Dloussky »

La Bouillotte, dont l’humeur est vagabonde par nature, remonte jusqu’aux années 1732-1735. Le « commerce » de Laval est en émoi, la justice condamne une servante de La Baconnière pour infanticide, Villaines-la-Juhel perd sa centenaire, Craon honore saint Clément, Port-Brillet chasse le loup… Tandis que M. de la Trémoille se voit fort moqué par les mauvaises langues de la cour.

Le chevalier de la Broise
L’EXPÉDITION ESPAGNOLE (III)
1823 -1824
« Philippe Vicente »

À la fin du mois de mai 1823, le chevalier de la Broise entre à Madrid avec les troupes du duc d’Angoulême, mais il semble que l’occupation des Français ne blesse pas trop l’orgueil des Espagnols. Le chevalier découvre les couvents, les églises, les promenades, les places, les palais et… les usages qui laissent la part belle aux plaisirs du monde. Les opérations de l’armée ne sont pourtant pas achevées : les princes hésitent entre force et conciliation.

1814
Assassins sous l’Empereur, exécutés au nom du Roi…
« Jean Steunou »

Tandis que l’empire vacille sur les champs de bataille, le sieur Delelée-Préault, paisible propriétaire mayennais, est aussi rattrapé par le destin : ses assassins l’attendent au détour d’un chemin. Une minutieuse enquête commence. Cinq mois plus tard, les coupables sont exécutés en place publique à Laval. Entre temps, Louis XVIII a remplacé Napoléon 1er.

La guerre en pointillé d’un jeune Évronnais : Louis Janvier
« Rémy Foucault »

Louis Janvier est un de ces jeunes gens mobilisés en 1940, quand la France est en pleine débâcle. L’armistice signé, il passe d’un camp de jeunesse dans le sud-ouest à un chantier du mur de l’Atlantique puis, rappelé comme réserviste après la capitulation allemande, il est affecté au dépôt de prisonniers de Thorée-les-pins dans la Sarthe. Les lettres et les photos de cette époque, conservées par la famille, témoignent d’une période mal connue de notre histoire.