L’ORIBUS N° 80 – janvier 2011

L’usine de colle et de gélatine de Montigné
Jean Steunou

À la fin du XIXe siècle, les activités industrielles s’implantent là où elles disposent de la force hydraulique et des moyens de transport. Montigné-le-Brillant voit ainsi s’installer une usine de fabrication de colle et de gé­la­tine dont beaucoup craignent qu’elle soit surtout « source de désagréments et d’immoralité » pour les habitants.

L’école ménagère agricole de la Blancherie
Odette Vignal

L’enseignement des filles a longtemps été négligé surtout dans le milieu rural. Dès 1956, L’école ménagère agricole de la Blancherie à Laval, forme, à temps complet, les futures agricultrices. Le but de cet enseignement spécifique est de permettre aux femmes d’être reconnues dans le monde du travail et la société. Rude combat.

La Bouillotte 1788-1791
Jocelyne Dloussky

Une crise multiforme précipite la France dans une Révolution jusque-là inimaginable : naissance de l’Assemblée nationale, refonte administrative complète, nouvelle monnaie, constitution civile du clergé… Les habitants du Bas-Maine, devenus les Mayennais, vivent ces bouleversements entre exaltation et angoisse.

Les débuts de l’aviation à Laval
Hélène Lindner-Bonnin

En 1900, de « Merveilleux fous volants dans leurs drôles de machines » fascinent les foules. Les municipalités sont d’ailleurs poussées à organiser les manifestations qui devraient permettre à la France de maîtriser l’air mieux que ses voisins et concurrents. Les résultats sont aléatoires comme on peut en juger à Laval en 1911.

1954-1962
La presse hebdomadaire mayennaise et la guerre d’Algérie
Rémy Foucault

Analyser la presse des années passées est un exercice complexe. La ma­nière dont les journalistes montrent le monde à la population nous apprend sans doute beaucoup plus sur les journaux eux-mêmes que sur leur impact parmi les lecteurs. Les événements d’Algérie sont présentés ici à travers trois hebdomadaires très différents.

Drôles de rencontres au marché
Jocelyne Dloussky

Le crayon de Nicolas Monnier alias Nikonimo a croqué vaches espiègles et pommes fantaisistes pour notre plaisir. Il suffit d’aller tranquillement faire ses courses le samedi matin à Laval pour les rencontrer chez Cécile Renard, qui vend des fromages, et Marie Beaulieu, qui vend des pommes. Belle occasion de bavarder dans la bonne humeur.

1870-1871 
Les mobilisés de la Mayenne dans la guerre franco-allemande (fin)
Bernard Sonneck

Les autorités débordées laissent à l’initiative privée le soin de lever des compagnies de francs-tireurs. Celle qu’organise le colonel Ritter n’est pas sans soulever de nombreuses interrogations. L’illusion est de croire que la levée en masse de citoyens sans expérience militaire suffit à repousser une armée régulière, instruite et aguerrie.