L’ORIBUS N°78 – juin 2010

Jules Renard est mort à Paris
il y a cent ans
Jean Steunou

L’anniversaire du décès en 1910, dans la capitale, de l’auteur de Poil de carotte et des Histoires naturelles, est l’occasion de rappeler l’œuvre de cet homme de lettres né « par hasard » en Mayenne en 1864, à Châlons-du-Maine. La lecture de son Journal permet de découvrir l’homme et l’écrivain.

Images du rock d’ici, 1960-2000
Collectif

L’Oribus se veut comme l’expression de la société mayennaise reconstituée, dans son mouvement, dans son évolution et ceci à toutes les époques et dans toutes ses composantes. C’est pourquoi nous présentons dans ce numéro quarante années de musiques électriques à Laval, de 1960 à 2000. Après une exposition présentée durant quatre mois à la SCOMAM à Laval, après l’édition d’un ouvrage conséquent, se trouve retracé ici en images un aspect probablement inattendu de la société lavalloise dans la seconde moitié du vingtième siècle. Deux années  de   recherches aux Archives départementales et communales, de collectes de documents et d’entretiens auprès des acteurs et des témoins de l’époque trouvent ici une nouvelle expression.

On brûle encore des sorciers en Mayenne au XIXe siècle
Olivier Jamelin 

Nous retrouvons dans ce récit la société mayennaise mais à un autre moment, dans un milieu bien différent. Nous sommes en 1807, dans la campagne de Trans. Un pauvre hère va mourir dans des conditions atroces : accusé de sorcellerie il est « chauffé » dans un four à pain par une famille qui l’accuse d’avoir ensorcelé l’un de ses fils. Monde rural, mentalités superstitieuses, fonctionnement judiciaire du Premier empire revivent à travers la relation de cette affaire criminelle.

1870-1871 : les mobilisés de la Mayenne dans la guerre franco-allemande (2e partie)
Bernard Sonneck 

Après avoir présenté dans le numéro 76 de L’Oribus la guerre de 1870-1871 dans son ensemble et particulièrement l’organisation de l’armée républicaine de Défense nationale, Bernard Sonneck en vient aux combats qui se sont déroulés en janvier 1871 dans la Sarthe et dans l’Orne où étaient engagés les mobilisés de la Mayenne. Comment ces derniers se sont-ils comportés lors des divers engagements ? Plusieurs témoignages de l’époque sont passés au crible d’une enquête aussi précise que minutieuse et, au terme d’une réflexion conduite de façon contradictoire, les accusations de couardise portées contre les mobilisés mayennais trouvent leurs limites.

Villaines-la-Juhel, la rue du Bignon
Bernard Munoz 

Dans le numéro 67 de L’Oribus (décembre 2006), nous avions découvert le témoignage de Bernard Munoz, « gars de la ville » découvrant dans les années 1950 les jeux de la campagne à Chérancé. Ici, l’auteur remonte le temps de ses souvenirs de la « petite » ville de sa « petite enfance » en nous présentant la rue Villainaise du Bignon, la rue de sa naissance, son premier univers. Pour paraphraser Jules Renard, nous dirons que « c’est bien là que sont nées [ses] premières impressions ». Pour nous, outre le plaisir du lecteur, s’ajoute la satisfaction de l’historien découvrant un document sur une petite cité mayennaise au sortir de la Seconde guerre mondiale.

Les croix qui parlent
Maéva Boris

Après avoir participé à un voyage d’élèves du collège Paul Langevin d’Evron sur des lieux de combat de la Première guerre mondiale, Maéva Boris, élève de troisième, a concouru pour le Prix de la mémoire et du civisme organisé par la Fondation André Maginot qui avait aussi octroyé une aide financière conséquente pour le déplacement.  La rédaction de L’Oribus a considéré que ce travail qui a reçu le premier prix national de la fondation méritait d’être présenté.