L’ORIBUS N°69 – septembre 2007

(1910 – 1912) : découverte de peintures murales à Clermont
Jocelyne DLOUSSKY

« Souvenirs du chevalier de la Broise »
L’insurrection de 1815 en pays mayennais [3]
Présentation de Philippe VICENTE

Jarry/Ubu, va-t-en guerre
René LEMARCHANT

Au début du vingtième siècle, Astillé entre Eglise et République
André CHARLOT

Le théâtre de Laval (2e partie) : 1919-1954
Les années Poupart et Souveryn
Hélène LINDNER-BONNIN, Anton LINDNER

L’affaire algérienne :
Élections et référendums en Mayenne (1954-1962)
Michel DLOUSSKY

Editorial

Novateurs dans les années 1910-1912, quelques érudits, dont des membres de la Commission Historique et Archéologique de la Mayenne, découvrent dans l’abbaye cistercienne de Clermont (12e s.), des peintures murales menacées de destruction. Avec leurs moyens, ils se mobilisent pour sauver ces peintures ou tout au moins en garder trace pour la postérité, à l’aide de la photo, du calque, de l’aquarelle ou du dessin, certains éléments et documents étant déposés au musée archéologique du Trocadéro à Paris ou au Vieux-Château de Laval. Jocelyne Dloussky décrit et illustre ce patient travail de pionniers.
Toujours sur le pied de guerre, le chevalier de la Broise continue, sous la houlette de Philippe Vicente, d’égrener ses souvenirs. En ce 17e chapitre, il poursuit sa description de l’insurrection de 1815 en pays mayennais : une échauffourée entre Craon et Cossé ; la nouvelle du désastre de Waterloo ; le chef chouan Moustache abandonne une partie de galoche avec l’auteur pour trouver la mort au combat de Montigné ; les royalistes entrent à Laval, des Prussiens aussi…

Un peu tardivement en cette année qui lui est consacrée, deux articles concernent Alfred Jarry. René Lemarchant tente d’expliquer comment, grâce à Ambroise Vollard, Ubu a pu continuer d’exister bien après la mort de Jarry et par exemple sévir du côté du front lors de la Grande Guerre. C’est aussi l’occasion d’apporter quelques éclairages sur la vision de la guerre et du monde militaire qui transparaît à la fois dans la vie et dans l’oeuvre d’Alfred Jarry.
Passionnée, une lutte est menée en 1908-1909 à Astillé autour du bureau de poste, de la presse et surtout de l’école. Deux mentalités s’affrontent : d’un côté un catholicisme lié aux châtelains et de l’autre un républicanisme libre-penseur personnifié par l’instituteur. André Charlot décrit cet affrontement qui en évoque d’autres, plus anciens.

Très documenté, le récit de la vie du théâtre de Laval que nous font Hélène Lindner-Bonnin et Anton Lindner. Après un premier volet (L’Oribus 68), cette deuxième partie couvre « les années Poupart et Souveryn, (1920-1954) ».
Sont évoquées les diverses facettes de l’établissement, à une époque qui a vu bien sûr un changement des goûts du public, des mutations techniques, le développement du cinéma, bientôt parlant… Sous l’Occupation, des autorités s’intéressent de près à la programmation. La chape du politique ne disparaît pas spontanément dans l’après-guerre. Mlle Souveryn meurt en 1954.
Bien que mal connus à l’époque, les dramatiques « événements » de la guerre d’Algérie ont, de 1954 à 1962, influencé l’opinion. Michel Dloussky a pris le pouls de la Mayenne à l’occasion de diverses consultations : cantonales, législatives, référendums de 1958, de 1961 et de 1962, la politique du président de Gaulle obtenant une large approbation.

René Lemarchant