L’oribus n°96 – Mai 2016

Léopold RIDEL, un architecte esthète à Laval par Michel Gaignard

Lors du dernier tiers du XIXe siècle, la ville de Paris, profondément remaniée et « aérée » par le préfet de la Seine Georges Haussmann, se pare d’édifices prestigieux : hôtel de ville, opéra Garnier, basilique du Sacré-Cœur… Pour les Expositions universelles de 1889 et 1900, sont conçus des prodiges tels « la tour de 300 mètres » de Monsieur Eiffel ou le Grand Palais.

Les villes de province, dans la mesure de leurs moyens, ont imité la capitale. À Laval, le paysage urbain fut profondément transformé jusque dans les
années 1860. La modification du tracé du lit de la Mayenne, la construction d’un nouveau pont, les quais et les écluses, l’arrivée du chemin de fer, la « grande traverse » d’est en ouest permettent à la ville de quitter son carcan médiéval et d’entrevoir une certaine modernité.

L’architecte Léopold Ridel ne fut pas un véritable urbaniste. Mais pendant presque trente ans, ce personnage fantasque et créatif réussit à séduire les édiles lavallois avec ses projets parfois très ambitieux.
C’est l’œuvre d’un bâtisseur et artiste attachant que nous avons souhaité mettre en lumière.