Moissons rouges

Jocelyne et Michel Dloussky présentent les lettres, poèmes, contes et carnets’un brancardier mayennais d’un brancardier mayennais de la Grande Guerre

Albert Filoche parle évidemment de la guerre, mais il aborde aussi bien d’autres questions. Esprit ouvert et attentif, il lit, observe, réfléchit. Tout l’intéresse : la politique, les questions internationales, les problèmes économiques, le bourrage de crâne, le quotidien des gens dans les régions traversées, la nature. Croyant, il s’abandonne à la volonté de Dieu pour survivre tout au long d’une guerre qui semble ne devoir jamais finir, sans cesser de s’interroger sur le sens de la destinée humaine.

«Moissons rouges» est le titre d’un poème composé en 1915 sur le front de Champagne. En août 1918, alors qu’il se retrouve presque dans la même zone de combat, Albert Filoche écrit encore  :

«Moissons blondes, combat pour la vie dans la paix.

Moissons rouges, marche à la mort.»

Après une attaque aux gaz, il meurt le 13 août 1918.