couverture du Hors-Série "1916, les régiments.."

1916. Les régiments de la Mayenne dans la Grande Guerre

L’année 1916 reste dans la mémoire française comme celle de Verdun, bataille emblématique, symbole de la volonté farouche d’un peuple à résister à l’envahisseur ; « Ils ne passeront pas ! », C’est aussi et surtout celle de la Somme, où les pertes cumulées des belligérants dépassèrent le million d’hommes.

L’affaire René Suhard

Pourquoi la veuve Suhard à qui l’on confie des nouveaux-nés abandonnés quitte son domicile un jour de juillet 1778 ?
Jocelyne Dloussky s’appuie sur les archives du procès pour mener le récit d’un cruel fait divers lavallois de la fin du siècle des Lumières. Mis en image par Robert Lerivrain, le résultat, saisissant, retrace la fuite en avant de Renée Suhard.

Les régiments de la Mayenne dans la Grande Guerre. 1914

Août 1914, suivant l’ordre de mobilisation générale, comme partout en France, six régiments partent des casernes de Laval et de Mayenne. Ils comportent un grand nombre de soldats originaires du département. Bernard Sonneck retrace leurs parcours, pas à pas, d’un champs de bataille à l’autre. À Mangiennes, à Virton, et en bien d’autres lieux, les soldats paient un lourd tribut. À la fin de l’année, le front s’est stabilisée. Un second volume sera consacré à l’année 1915.

Des obus pour la guerre

Lors de la mobilisation d’août 1914, les ouvriers des usines Chappée d’Antoigné (72) et de Port-Brillet (53) partent au front. 30 ouvriers de l’usine de Port-Brillet meurent la première année du conflit.

Une nouvelle forme de guerre apparaît où les belligérants emploient des technologies issues de la révolution industrielle de la fin du XIXe siècle. L’artillerie est plus puissante, plus performante. Les premières automobiles ouvrent la voie aux premiers chars d’assaut. Les avions d’abord utilisés pour espionner l’ennemi, lâchent leurs premières bombes. Les sous-marins complètent la navale. Le chemin de fer autorise des déplacements plus rapides des troupes, de l’armement, des munitions. Le téléphone rend les communications plus rapides. Pire, les progrès en chimie sont utilisés pour fabriquer des gaz de combat utilisés par les Allemands dès 1915. Un nouveau concept apparaît celui de « guerre totale ». Cette nouvelle forme de conflit mobilise l’armée mais aussi « l’arrière » c’est-à-dire les usines, les forces économiques, financières et civiles. L’État organise l’industrie, il « étatise » les productions nécessaires à la guerre

Moissons rouges

Jocelyne et Michel Dloussky présentent les lettres, poèmes, contes et carnets’un brancardier mayennais d’un brancardier mayennais de la Grande Guerre

Albert Filoche parle évidemment de la guerre, mais il aborde aussi bien d’autres questions. Esprit ouvert et attentif, il lit, observe, réfléchit. Tout l’intéresse : la politique, les questions internationales, les problèmes économiques, le bourrage de crâne, le quotidien des gens dans les régions traversées, la nature. Croyant, il s’abandonne à la volonté de Dieu pour survivre tout au long d’une guerre qui semble ne devoir jamais finir, sans cesser de s’interroger sur le sens de la destinée humaine.

Loin du front

La Mayenne est située loin du théâtre des opérations, mais la population se ressent durablement des conséquences économiques, sociales, politiques et surtout humaines : le département perd 13 000 des siens.

Dans la crainte permanente de la mauvaise nouvelle, il faut affronter pénurie de la main-d’œuvre, restrictions de toutes sortes, hausse des prix, accueil de nombreuses personnes déplacées, soins aux blessés qui affluent dans les hôpitaux et passage des troupes. Face à ces épreuves, les femmes jouent un rôle décisif.

 

En Mayenne c’est non !

Enfouir les déchets nucléaires, c’est NON !

27 janvier 2000 : l’Est mayennais découvre que le Massif d’Izé figure dans la liste des quinze sites choisis pour accueillir un éventuel laboratoire de stockage de déchets nucléaires. La nouvelle provoque une véritable levée de boucliers parmi la population.